Ils ont inscrit le mécénat dans l'ADN de l'entreprise.
Article paru dans le magazine l'Entreprise de février 2011.
Des claviers, des souris et des hommes - terra-economica.info
Publié le 04/08/2010 - par Karine Le Loët

Reportage - Quand on travaille pour la société informatique francilienne D2-SI, on n'est pas un anonyme consultant envoyé en mission. On garde le lien avec sa boîte, on calcule ses émissions et on peut participer à des éco-chantiers. Zoom sur une entreprise informatique qui se veut humaine et écolo.
Au départ, c’est le pilier social qui s’impose. « Dans les SSII, quand on embauche un gars, on l’envoie en mission. Et moins on le voit, mieux on se porte. Moi ce système-là, ne m’intéresse pas », tranche Laurent Hinault, depuis la salle de réunion de sa société établie dans le cœur de Suresnes, en banlieue parisienne. Alors pour garder le contact avec ses troupes, le département de ressources humaines de D2-SI rencontre les entreprises clientes deux ou trois fois par an, histoire de faire le point.
Prendre l’air sur des éco-chantiers
La société s’efforce aussi de tisser un lien entre les employés en les attelant à des projets communs. 2% de son chiffre d’affaires (environ 55 000 euros l’an passé) et 2% du temps du salarié sont consacrés au « mécénat de compétence ». En clair, l’entreprise met à la disposition d’une association le savoir de ses ouailles. Pour « L’enfant @ l’hôpital », entité qui s’attache à rescolariser les enfants malades grâce à l’informatique, DS2I et sa filiale Majeur 7 organisent ainsi la sécurité du réseau, la prise en main des PC à distance ou encore l’homogénéisation de tous les appareils. Autant d’interventions qui demandent réunions et échange entre salariés de D2-SI. Deux ou trois fois l’an, la société invite aussi ses collaborateurs à aller prendre l’air sur des éco-chantiers. « On propose à tout le monde de venir : les employés, leurs amis, leurs enfants pour nettoyer un talus ferroviaire ou une plage, explique Laurent Hinault. C’est aussi une façon de nouer des relations dans un cadre différent de celui du travail. » Et la mayonnaise prend. « J’ai le sentiment d’appartenir à une structure familiale » confie Vincent Guy, consultant chez D2SI depuis deux ans et demi. « C’est la première fois que, dans une SSII, je n’ai pas l’impression d’être un numéro », surenchérit Christophe Métayer, expert en téléphonie.Peser l’impact individuel de ses consultants
Mais aller nettoyer les ordures des autres, c’est bien. Faire le ménage dans ses pénates, c’est encore mieux. « Nous faisons attention à l’eau, à l’électricité, à la consommation de papier. Mais notre empreinte est très faible. Nous n’utilisons que deux serveurs, nous n’avons pas de climatisation… », souligne Laurent Hinault. Seule une dizaine d’employés travaillent à Suresnes, au siège de la société. Les autres – une trentaine – vont alourdir la facture environnementale ailleurs, chez les clients. Du coup, D2SI a décidé de peser plutôt l’impact individuel de ses consultants : en termes de transport, de poste informatique, de nombre de pages imprimées, etc. Libre à chacun ensuite de compenser via un partenariat avec Action Carbone qui propose d’investir dans des projets environnementaux. A terme, D2SI aimerait accoler une étiquette environnementale à chacune de ses missions vendues aux entreprises. « On pourra dire à nos clients à la fin d’une année : voilà ce qu’a représenté l’emploi de ces consultants en termes d’émissions », explique Laurent Hinault. « Je ne sais pas si de grosses boîtes s’en préoccuperont vraiment mais je pense qu’il faut le faire. C’est dans l’éthique de D2-SI », avance Christophe Métayer.Une truie pour Noël
Dans un monde très policé, D2SI se permet même des coups d’éclat. A Noël, à l’heure où s’offrent boîtes de chocolat et caisses de vin, D2SI a livré à ses clients… un cochon. Ou plus exactement la propriété d’une truie à l’autre bout du monde mise à la disposition de fermiers locaux. « On en a offert deux au service d’achat de la Société générale. Il ont affiché les titres de propriété dans toutes les salles de réunion où ils reçoivent leurs fournisseurs », s’amuse Laurent Hinault. D2-SI préfère décidément le vivant aux objets, les neurones de ses consultants aux écrans de leurs ordinateurs. Pour consulter l'article depuis le site de TerraEconomicaEcoutez l'intervention de Laurent Hinault dans Green Business sur BFM Radio
Laurent Hinault a été interviewé par Nathalie Croisé pour l’émission Green Business, diffusée samedi 10/07/2010.

Interview BFM - Laurent Hinault, gérant D2-SI
Laurent Hinault a été interviewé par Nathalie Croisé pour l'émission Green Business, diffusée ce week-end sur BFM radio.
Il présentera à cette occasion le modèle de l'entreprise D2-SI, ainsi que le projet d'étiquetage carbone sur lequel nous travaillons. D2-SI lance une démarche innovante dans le secteur de la prestation de service informatique : L'étiquetage carbone de ses prestations permettant d'analyser l'empreinte carbone de l'ensemble de la chaine de valeur de l'entreprise de conseil. L'objectif principal de cette démarche étant d'informer et sensibiliser les parties prenantes de D2-SI sur l'impact environnemental de leur activité (collaborateurs) et de leurs achats (clients). La prochaine étape consistera à définir un plan de réduction personnalisé des émissions de CO² liées à l'activité de chaque consultants D2-SI afin d'offrir un service plus respectueux de l'environnement. Écoutez cette émission Samedi de 15h à 16h ou dimanche de 12h à 13h N'hésitez pas à nous poser toutes vos questions sur le sujet.
Le cabinet D2-SI évalue l'impact carbone de ses services - LeMondeInformatique.fr
Edition du 14/06/2010 - par Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Déjà engagé dans une démarche de développement durable, le cabinet de conseil en nouvelles technologies D2-SI complète son action en proposant un étiquetage carbone de ses prestations.
Spécialisée dans les services informatiques sur les marchés financiers, la société D2-SI s'est créée en 2006 avec la volonté d'inscrire son action dans un contexte éco-responsable (voir l'interview de son fondateur Laurent Hinault). Le cabinet assiste ses clients dans la mise en place d'applications métiers et d'infrastructures techniques. Il souhaite désormais leur fournir une indication du prix écologique de ses prestations en calculant la quantité de CO2 émise par l'activité de chacun de ses consultants. En interne, cela lui permet dans un premier temps de fédérer ses collaborateurs « autour d'un projet qui relie leur métier à des notions d'impact environnemental », explique Anne-Julie Vaussion, responsable du développement durable (DD) de la société. Demain, nous aimerions informer et sensibiliser nos clients en indiquant pour chaque prestation de services un coût de compensation carbone ». La méthodologie s'appuie sur ACV et Bilan Carbone Cela fait un peu plus d'un an que D2-SI travaille sur ce dossier. « Nous avons pris contact avec l'Ademe [agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie], mais il n'existait pas de méthodologie ni d'indicateur de suivi standardisé propre au secteur de la prestation de service informatique », relate Anne-Julie Vaussion. Pour élaborer sa méthodologie, le cabinet a choisi de s'appuyer sur deux méthodes déjà connues, d'une part l'analyse du cycle de vie (ACV) et d'autre part, la méthode Bilan Carbone de l'Ademe pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre. « Pour l'ACV, je m'inspire de ce que fait Ecobilan, du département développement durable de PricewaterhouseCoopers », précise la responsable DD de D2-SI. Pour le cabinet de conseil, cette initiative constitue moins un coût ou une contrainte qu'un investissement lié à sa responsabilité d'entreprise. Des outils (principalement une matrice Excel) ont été mis en place pour récolter les données liées à l'activité de chaque consultant et la convertir en tonnes équivalent carbone (en se basant sur la matrice des facteurs d'émissions de l'Ademe). Des projets de compensation via Action Carbone L'étape suivante prévoit de définir un plan de réduction personnalisé des émissions de CO2 associé à l'activité de chaque collaborateur. Les indicateurs de suivi de la démarche seront collectés dans un tableau de bord, afin d'établir un rapport annuel de développement durable. En complément, la société propose des actions complémentaires, tels que la participation à des éco-chantiers. La deuxième version du projet, programmée pour 2011, intègrera davantage de critères. Quant aux clients, ils se verront proposer des projets de compensation de CO2, par l'intermédiaire de l'association Action Carbone. « Un calculateur sur le site web permet de calculer le coût de compensation ». Illustration : site web de D2-SI
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